Research studies

VILLE DE SALÉ, POUR UNE VISION STRATÉGIQUE : DISPOSITIONS ET PARIS DE LA BONNE GOUVERNANCE CITY OF SALÉ, FOR A STRATEGIC VISION: PROVISIONS AND BETS FOR GOOD GOVERNANCE

 

Prepared by the researcher : Dr OUAZIZ ALI – Institut Universitaire des Etudes Africaines, Euro-Méditerranéennes et Ibéro Américaines à Rabat – Membredu Laboratoire d’Analyse des Systèmes, Traitement de l’Information et du Management Industriel (LASTIMI) Université Mohammed V de Rabat, Maroc

Democratic Arab Center

Journal of Urban and Territorial Planning : Tenth Issue – December 2021

A Periodical International Journal published by the “Democratic Arab Center” Germany – Berlin.

Nationales ISSN-Zentrum für Deutschland
ISSN (Online) 2698-6159
ISSN   (Print)  2699-2604 
Journal of Urban and Territorial Planning
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Résumé

La préfecture de Salé est une forte et importante centralité régionale à proximité de Rabat, elle avait un sérieux développement ces dernières années mêmes si elle cherche encore de son identité et sa place, vis-à-vis de Rabat la capitale et d’autre part, au sein du grand espace régional. Cet axe cherche à développer, les déférentes pratiques et acteurs de gouvernance, ainsi que, les moyens d’administration et de gestion du territoire de salé.

Le rang de Salé et de la région capitale doit être renforcé à travers la création d’équipements majeurs, par leur présence, des nouveaux grands équipements contribueront à développer l’image de Salé et à accroître son rayonnement ; ils permettront d’intensifier la vie culturelle, de développer la pratique sportive et de dynamiser l’économie. Leur localisation dans des sites majeurs de la conurbation, existants ou à créer, contribuera fortement à structurer l’espace urbain et a développé l’offre d’équipements de proximité, qu’il s’agira à la fois de rééquilibrer l’offre entre Rabat et Salé et entre les différents quartiers, et de créer une offre nouvelle, notamment en matière d’équipements de loisirs en direction de la jeunesse.

Abstract

The prefecture of Salé is a strong and important regional centre near Rabat, it had a serious development in recent years even if it is still looking for its identity and its place, vis-à-vis Rabat the capital and, on the other hand, within the large regional space. This axis seeks to develop the different practices and actors of governance, as well as the means of administration and management of the saline territory.

The rank of Salé and the capital region must be strengthened through the creation of major facilities, by their presence, major new facilities will help develop the image of Salé and increase its influence; they will intensify cultural life, develop sports and boost the economy. Their location in major sites in the conurbation, either existing or to be created, will make a major contribution structure the urban space and developing the range of local facilities. The aim will be both to rebalance the offer between Rabat and Salé and between the different districts, and to create a new offer, particularly in terms of leisure facilities for young people.

INTRODUCTION

Tout essai pour rendre intelligible la notion stratégique de « gouvernance », en tant qu’outil analytique, opératoire, et instrument d’appréciation de l’efficacité des modes d’intervention des institutions politiques est à user avec prudence, surtout que la notion est ambiguë. Le concept lui-même fait problème, Il raisonne de manière douce et presque caressante, mais n’évoque souvent rien de précis. En effet, le concept a plusieurs sources historiques. Il n’est pas l’idée d’un homme seul, ni le concept d’une discipline particulière, mais une sorte de production collective, plus ou moins coordonnée et parfois cacophonique (GAUDIN. J. P, 2002)

Le terme « gouvernance » a connu, ces dernières années, une évolution conceptuelle considérable. Ce développement est lié aux mutations opérées au sein du système productif mondial et à la complexification des besoins institutionnels qu’il est appelé à satisfaire, notamment par l’exploration et l’exploitation d’une série d’outils pour exprimer et évaluer les portées de certaines visions et politiques. À cet égard, il s’est construit autour de la gouvernance une image de modernité, d’efficacité et de pertinence qui provient de trois facteurs essentiels : la richesse du concept, son caractère pragmatique et sa rigueur méthodologique (HARAKAT. M, 2006). L’usage contemporain du terme gouvernance ne considère pas les acteurs et les institutions de l’Etat comme seuls et uniques intervenants dans l’acte de gouvernance. Ce dénominateur commun ne soustrait pas pour autant le fait que toute définition du terme gouvernance renvoie à un débat particulier dans une discipline particulière.

De ce fait, notre première tentation était de retracer les repères raisonnables par lesquelles la ville de salé est constituée, en identifiant certains éléments d’analyse pour comprendre leurs organismes publics de gestion, ainsi que, les limites du nouveau cadre structurelles du pouvoir communal.

  1. REPERES RAISONNABLES QUI SE DEBARRASSENT DE L’ANALYSE GENERALE

Le schéma directeur et le schéma communal d’aménagement ont situé la ville de Salé dans un espace territorial vaste, ce qui exige un examen rapide de ses avantages et de ses paris d’avenir. Les principales orientations du futur P.A.U (PLAN D’AMENAGEMENT UNIFIE DE LA VILLE DE SALE, 2018) établies à l’issue de la concertation engagée d’une part sur le diagnostic et d’autre part sur la vision stratégique et le projet de ville visent :

  • Assurer un traitement plus équitable du territoire rendant possible une meilleure mixité des fonctions ;
  • Favoriser une meilleure préservation des espaces verts et naturels ;
  • Favoriser le développement des fonctions nécessaires à la ville ;
  • Délimiter les forêts et les espaces verts non constructibles à l’horizon 2040 ;
  • Définir les objectifs des programmes de chaque schéma d’aménagement en vue de l’amélioration de la situation de chaque commune concernée ;
  • Définir les grilles de relation de la métropole concernant les routes et le transport public.
  • … etc.

Le schéma communal d’aménagement de la ville de Salé (S.C.A.D.S) élaboré par l’agence urbaine de Rabat-Salé en 2016, présente les principaux éléments comme suit : (Mohamed Bahdod, 2015-2016)

  • Situation de la conurbation du point de vue de la vision stratégique ;
  • Développement de l’axe littoral, création et amélioration des espaces intérieurs, couverts, bassin du Bouregreg, centres urbains, et grands pôles d’équipement… ;
  • Renouvellement urbain et extension urbaine ;
  • Augmentation de la population à l’horizon 2030 ;
  • D’autres projets proposés par le S.C.A.D.S qui concerne la ville de Salé.

Dans le cadre de l’étude des projets de schémas et réseaux ferroviaires, 71 projets ont été étudiés au niveau de la préfecture de Salé, et qui permettront l’intégration de 2750 lots de terrain dans le tissu urbain et la facilitation du traitement des demandes d’autorisation y afférentes.

Élaboré en concertation avec les partenaires locaux, un schéma stratégique pour le développement urbanistique du territoire urbain de la ville de Salé, dans le cadre de la promotion du patrimoine architectural, des plans d’aménagement et de sauvegarde du patrimoine. (Al Attar Salam, 2014)

À défaut de fournir un cadre de convergence d’intérêts, eu égard aux prétentions intégratives de l’action territoriale publique, le système d’acteurs « construit » à l’occasion du projet Sidi Abdellah a constitué en quelque sorte un champ ouvert où se sont déployés les conflits entre l’État, les acteurs locaux, les propriétaires du sol et les occupants de fait ; ces conflits se sont noués autour de la légitimité dont chacun de ces acteurs se prévaut sur le territoire du projet.

Pour l’État, au travers de ses administrations et de l’aménageur public, la délimitation du territoire du projet vaut légitimation de son action, puisqu’il opère ici au nom de l’intérêt public ; de ce fait, toutes ses décisions sont défendues en référant à cet intérêt général et ne peuvent être contestées. Mais il fonde aussi cette légitimité sur le fait qu’il considère savoir mieux faire que les acteurs locaux. (Mounir Yahyaoui 2018)

Les élus locaux, pour leur part, se considèrent comme légitimes pour intervenir, concevoir, négocier dans les entités politico-administratives que les découpages officiels leur ont dévolues et dans lesquelles ils disposent de pouvoirs que leur ont conféré les différents textes législatifs et réglementaires ; des pouvoirs qui, toutefois, évoluent au cours du temps avec les modifications que subissent ces textes. Mais ils estiment aussi que leur légitimité politique découle de la capacité qu’ils ont démontrée, parfois bien avant que ces découpages soient institués, pour accompagner le processus de territorialisation des populations, en s’opposant à ce qui peut être perçu comme des ingérences, voire des agressions des acteurs centraux (État).

Quant à la population, la légitimité territoriale qu’elle revendique et pour laquelle elle se mobilise ne se résume pas à une simple légitimité résidentielle d’occupation des lieux, mais réfère au fait qu’elle a manifesté des compétences pour « construire » son territoire, qu’elle a mobilisé de multiples ressources pour ce faire et qu’elle l’a marqué matériellement et symboliquement. Car, au-delà des représentations que cette population se fait de la périphérie où elle s’est installée et des possibilités que cette dernière lui offre sur les plans matériel ou symbolique, c’est fondamentalement « l’absence » de l’État dans cette marge urbaine (Salé Nord-Est) qui constitue la principale raison pour laquelle elle a inscrit fortement sa marque et son appropriation dans l’espace, et, partant, en a fait « son » territoire (Mounir Yahyaoui, 2009).

Cette conurbation est aussi sujette à des évolutions brusques en termes de démographie, d’augmentation du nombre des néo-citadins, d’urbanisation mal maîtrisée et de déclin visible au niveau du monde rural et de la périphérie. Cette dernière continue en dépit de tous ses problèmes de drainer d’importants flux de migration. À ce sujet-là, Salé est un territoire plus captif en raison d’un coût de vie relativement bas et d’une disponibilité en logements non réglementaire (bidonvilles et habitats anarchiques).

Tenant compte de tous ces constats, l’étude est tenue de faire des propositions concrètes de modèles d’intercommunalité à mettre en place. En d’autres termes, définir des programmes de développement communs capables d’améliorer la qualité des différents territoires. La notion de solidarité entre les communes est primordiale afin de lutter contre les disparités entre urbain et rural, centres et périphéries, transformées en banlieues-dortoirs accueillant des populations à faibles ressources dont les choix urbains sont incompatibles avec la vie en ville.

Dans ces zones, la question de l’emploi est capitale, tout autant que celle du logement de qualité, de la mobilité via un réseau de transport collectif renforcé et développé ainsi que de la préservation de l’environnement. Et c’est là que la notion de l’équité territoriale et de l’interconnexion trouve tout son sens. (Nabila Fathi, 2014)

Il faut fixer les choix urbanistiques ainsi que la vocation de chaque espace notamment d’un point de vue économique (agricole, touristique, industrielle, résidentielle…)  et social. Il déterminera aussi les zones qui seront ouvertes à l’urbanisme, le calendrier y afférent ainsi que les équipements et infrastructures à mettre en place et élaborera un diagnostic profond sur les problématiques actuelles et la manière de les dépasser. Le challenge est de taille : il faudra composer avec des données très particulières du fait des disparités frappantes existant entre toutes les zones couvertes.[12]

  1. SALÉ, ORGANISMES PUBLICS DE GESTION

Pour Patrick Le Gales et Dominique Lorrain, la définition de la gouvernance urbaine passe d’abord par l’identification d’une situation antérieure, d’un état des lieux préexistant à la réalité que décrit ou que prescrit cette notion. Pour Georges Cavalier la gouvernance urbaine représente «la trame qui émerge des activités gouvernantes des acteurs locaux, sociaux, politiques et administratifs. Elle doit exprimer et englober toutes les formes interactives du gouvernement dans lesquelles les acteurs privés, les différentes organisations publiques, les groupes ou communautés de citoyens ou d’autres types d’acteurs prennent part à la formulation de la politique. Passer de l’action publique à la gouvernance, c’est créer la conscience locale d’intérêts collectifs et les moyens concrets de la gérer. À chaque niveau, le partenariat doit pouvoir se concrétiser autour d’une stratégie commune, d’un cadre collectif d’intervention donnant du sens à l’action urbaine, d’un projet suffisamment mobilisateur pour motiver toutes les parties concernées »[13]. (La gestion de l’espace urbain au Maroc (H.C.P), 2018)

Les structures administratives chargées de la gestion urbaine frappent par leur diversité et leur multiplicité. Dans le territoire d’une même ville coexistent wilaya, préfecture ou province, commune et communauté urbaine, agence urbaine et inspection régionale de l’urbanisme. La multiplication de ces dispositifs institutionnels nécessite, pour leur fonctionnement, des coûts humains et financiers considérables qui dépassent largement les capacités de l’Etat marocain. D’où les difficultés et les lenteurs avec lesquels ces dispositifs territoriaux prennent forment sur le terrain, et multiples conflits de compétences entre ces différents acteurs qui se disputent le champ urbain. Trois sociétaires méritent d’être analysés, en raison du rôle décisif qu’ils jouent dans la gestion de la ville de Salé :

  • La préfecture de la ville ;
  • L’agence urbaine (A.U.R.S) ;
  • L’inspection régionale d’urbanisme (I.R.U) ;
  • Structure décentralisée de la ville de Salé.
    1. SALE, ACTEUR DE DECISION ET D’ACCOMPAGNEMENT

L’autorité territoriale constitue le prolongement privilégié de l’action territoriale du gouvernement. La préfecture de Salé joue un rôle fondamental dans la structuration de l’espace de la ville, la force de cette institution provient d’abord du statut de celui qui en est le responsable ou le chef direct, à savoir le gouverneur : c’est l’acteur le plus important au niveau territorial. Représentant le gouvernement dans sa circonscription, il est le chef de tout le réseau d’autorité au niveau local : chefs de cercles, Pachas, caïds, chioukhs, mokkadems, travaillent sous son autorité directe. Il exerce, par délégation, la tutelle sur les communes et il est le coordinateur de tous les services déconcentrés des différents ministères représentés au niveau de la ville de Salé. Dans tous les domaines de gouvernance, le gouverneur exerce des attributions très importantes tant au niveau de la conception qu’au niveau de l’exécution des services aux citoyens. Au niveau de la conception, il participe au Comité central chargé du suivi de l’élaboration du S.D.A. U[14], préside le comité local qui réunit les présidents des conseils communaux, les présidents des chambres professionnels et les délégués des différents ministères. C’est ce comité qui examine les projets de S.D.A.U et de P.A et d’autres visions en relation avec la gestion de la ville.

Le gouverneur préside également le comité technique préfectoral ou provincial, chargé de l’instruction des demandes de lotir ou de construire, il joue un rôle déterminant en matière de l’officier de la construction avec ces collaborateurs les caïds : c’est lui qui décide, soit de sa propre initiative soit sur demande du président du conseil communal, du recours à la force publique pour détruire les constructions édifiées sans autorisation sur des terrains qui ne sont pas ouverts à l’urbanisation et/ou de suivre les infracteurs en urbanisme au tribunal. Il convient de rappeler que la préfecture constitue le lieu de déploiement des différents services administratifs, et d’implantation des services déconcentrés des différents ministères. Néanmoins, la préfecture reste enfermée plus dans une logique de commandement que dans une logique d’accompagnement (La préfecture de Salé, 2010-2011) . En effet, en raison de leur multiplication la préfecture se retrouve avec un cadre spatial réduit, qui ne peut plus convenir à des politiques d’aménagement urbain intégrées, qui dépassent nécessairement ces limites territoriales étroites.

Sous cet angle, l’accent est par nature mis sur l’étude des élus et de la bureaucratie locaux en lien avec le gouvernement central. Ce dilemme est accentué par le fait que le gouvernement est associé à l’État, et que, plus généralement, tout ce qui concerne la chose publique est associé à l’État (LE GALES. P, 2006). Dans ce cadre, la notion de gouvernement présente l’avantage de maintenir la dimension politique de l’action publique qui reste d’une autre nature que la direction managériale d’une firme. « L’action publique locale, pour Dominique Laurrain[15], ne peut être ramenée à la « Corporate gouvernance ». Cette configuration du pouvoir urbain se trouve en particulier dans les Etats Unitaires, à longue tradition centralisatrice[16].

Dans un autre sens, les préfectures et provinces constituent l’un des niveaux de l’organisation territoriale du Royaume du Maroc, dont la préfecture de Salé est considérée par la loi organique 112.14[17]comme une collectivité territoriale de droit public, dotée de la personnalité morale et de l’autonomie administrative et financière, gérée par un conseil élu suite aux élections indirectes, nous trouvons dans cette loi des dispositions de gouvernance et de gestion des préfectures et provinces marocaines, dont nous trouvons la préfecture de Salé avec ses communes et arrondissements. Cette loi organique stipule, dans son titre préliminaire (l’article premier) que la préfecture de Salé, et bien d’autres, doit être gouverné en suivant les conditions, compétences et règles, qui sont comme suit[18] :

  • Les conditions de gestion de ses affaires doivent être démocratiques ;
  • Les conditions d’exécution par le président du conseil de la préfecture ou de la province des délibérations et des décisions dudit conseil ;
  • Les conditions d’exercice par les citoyennes et les citoyens et les associations du droit de pétition ;
  • Les compétences propres de la préfecture ou de la province, ses compétences partagées avec l’État et celles qui lui sont transférées par ce dernier ;
  • Le régime financier de la préfecture ou de la province et l’origine de ses ressources financières ;
  • Les conditions et les modalités de constitution par les préfectures ou provinces des groupements de collectivités territoriales ;
  • Les formes et les modalités de développement de la coopération entre les préfectures et les provinces et les mécanismes destinés à assurer l’adaptation de l’organisation territoriale dans ce sens ;
  • Les règles de gouvernance relatives au bon fonctionnement de la libre administration des affaires de la préfecture ou de la province, au contrôle des programmes, à l’évaluation des actions et à la reddition des comptes.

Cette loi organique, présente des règles de gouvernance relatives à l’application du principe de libre administration, qui signifie les règles de la gouvernance relatives à la bonne application du principe de libre administration, et le respect des principes généraux suivants[19] :

  • L’égalité entre les citoyens dans l’accès aux services publics de la préfecture ou de la province ;
  • La continuité de la prestation des services par la préfecture ou la province et la garantie de leur qualité ;
  • La consécration des valeurs de démocratie, de transparence, de reddition des comptes et de responsabilité ;
  • Le renforcement de la primauté de la loi ;
  • La participation, l’efficacité et l’intégrité.
    1. L’AGENCE URBAINE, ACTEUR D’AMÉNAGEMENT

L’agence urbaine de Rabat-Salé a fait son apparition dans le paysage institutionnel marocain dans la mouvance des réformes administratives qui ont été expérimentées à Casablanca, au lendemain des émeutes urbaines de 1981 et 1984. La structure a une double dimension : une dimension politique et une dimension technique. Il s’agit d’assurer un meilleur contrôle social en s’employant à résoudre les principaux problèmes d’aménagement de la ville. L’agence est dirigée par un directeur qui rend directement compte au Ministre de l’urbanisme et de l’aménagement de territoire et collabore avec le Ministère de l’Intérieur au non de Walli du Willaya de Rabat-Salé-Kénitra et avec le gouverneur de la ville de Salé.

L’agence est chargée, dans les limites territoriales de son ressort de réaliser les études nécessaires à l’établissement des schémas directeurs d’aménagement urbain et suivre l’exécution des orientations qui y sont définies, de programmer les projets d’aménagement qui sont inhérents à la réalisation des objectifs des schémas directeurs, de préparer les projets de documents d’urbanisme réglementaires, notamment les plans de zonage, les plans d’aménagement et les plans de développement. ((A.U.R.S), 2016)

Parmi les attributions les plus importantes de l’agence, qui ont provoqué le plus de commentaires, il convient de mentionner l’avis conforme qu’elle doit donner sur tous les projets de lotissement, groupes d’habitations, morcellements et constructions. L’agence est également chargée de la police de la construction, et à ce titre elle contrôle la conformité de tous les projets immobiliers avec les dispositions législatives et réglementaires en vigueur.

  1. L’INSPECTION RÉGIONALE DE L’URBANISME

Créées le 16 février 1993 par un arrêté du Ministre de l’Intérieur, les inspections régionales de l’urbanisme au niveau national et dans la région de Rabat-Salé-Kénitra (R.R.S.K), ne constitue pas des organismes directement opérationnels. En fait, elles sont chargées de trois missions : une mission d’étude, une mission d’animation, une mission d’évaluation. La mission d’étude consiste à réunir toutes les informations requises pour procéder aux études nécessaires à la définition d’une stratégie régionale en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire. ((A.U.R.S), 2016)

La deuxième mission de l’inspection consiste à animer, susciter et coordonner les actions en matière d’aménagement du territoire et d’urbanisme. À cet effet, l’inspection assure la concertation des actions des divers intervenants et établit des bilans périodiques des actions menées et des rapports spécifiques sur l’état de l’urbanisation et de l’aménagement du territoire. Par ailleurs, l’inspection régionale veille à la mise en œuvre des documents techniques tels que le schéma national d’aménagement du territoire, le schéma de développement et d’aménagement régional, les schémas directeurs d’aménagement urbain, les plans de zonage et les plans d’aménagement. Enfin, l’inspection régionale est chargée de suivre l’application des textes législatifs et réglementaires en vigueur, et à ce titre elle peut mener des enquêtes et attirer l’attention des autorités compétentes sur les irrégularités constatées en matière d’urbanisme et d’architecture, afin que les mesures nécessaires soient prises. (La gestion de l’espace urbain au Maroc (H.C.P), 2018)

De même, de l’avis de Jean-Philippe le Resch, la gouvernance urbaine en tant que catégorie d’analyse est une manière de poser le débat théorique gouvernement/gouvernance et de son corollaire relatif à la place de l’Etat dans la production et la mise en œuvre des politiques de changement. Dans ce sens, l’analyse par la gouvernance permet de renverser la perspective classique des politiques publiques qui, dans une conception très statu-centrée, attribuait aux seuls acteurs institutionnels la compétence de produire des politiques publiques, pour lui substituer une perspective à priori plus ouverte à l’implication de tous les acteurs. La notion de gouvernance permet d’analyser les politiques publiques en s’ouvrant sur l’ensemble des acteurs qui participent à la construction et au traitement des problèmes collectifs (LERESCHE. J-P, 2002).

 Dans ce sens l’inspection régionale d’urbanisme est sensée de répondre aux objectifs suivants :

  • Mieux maîtriser conjointement l’efficacité économique et la cohésion sociale ;
  • Mieux gérer les exclusions sociales et spatiales au sein des grandes agglomérations ;
  • Prendre en considération les effets de globalisation qui accroissent la tension entre l’intensité de la concurrence parmi les villes et la polarisation sociale au sein de chacune ;
  • Retenir d’autres formes d’interventions que celles qui sont liées au secteur public ;
  • Accepter le fait que toutes les villes sont différentes et que les attentes sont contrariées ;
  • Dépasser la critique de l’incapacité des modèles de gouvernements antérieurs à réduire la fragmentation sociale.

Il est impératif de prendre davantage en compte l’inscription spatiale et urbaine du phénomène de gouvernance, compte tenu de la multiplicité des contextes et des points de vue. C’est donc un exercice de démocratie qui se base sur des critères standards comme : « durabilité, décentralisation, équité dans l’accès aux prises de décision, efficacité dans la fourniture des services publics, transparence et responsabilité, engagement civique et citoyenneté, sécurité ». (LIEBERHERR. F et BOLAY. J-C, 2001)

  1. ATOUTS STRUCTURELS POUR LA GOUVERNANCE DE LA VILLE

L’intérêt pour la ville et sa gouvernance doit connaître une croissance rapide par des approches adoptées qui ne complique l’analyse de plusieurs publications indiquant l’importance accordée aux technologies intelligentes, au personnel intelligent ou à la collaboration intelligente en tant que caractéristiques des villes. La vision pour la ville se configure par la transformation et la progression aux évolutions de la gouvernance urbaine, l’amélioration des résultats ou d’autres processus plus ouverts pour revendiquer la légitimité de la gouvernance de la ville de Salé de demain. Nous sommes en faveur d’une perspective globale qui consiste à évoquer de nouvelles formes de collaboration humaine en usant aux T.I.C pour obtenir de meilleurs résultats et des processus de gouvernance plus ouverts en matière de gouvernement électronique, qui doit être étudié comme un processus complexe de changement institutionnel considérant la nature politique  des visions séduisantes de la gouvernance socio-technologique (Albert Meijer et Manuel Pedro Rodríguez Bolívar, 2016).

La gouvernance de la ville consiste à imaginer de nouvelles formes de collaboration humaine entre les dirigeants communaux et les directeurs des services déconcentrés de la ville, ils doivent bien comprendre que la technologie en soi ne va pas rendre la ville plus intelligente. La construction d’une ville de Salé intelligente passe par la compréhension politique de la technologie, suivi d’une approche processus pour gérer la ville émergente et une prise en considération des gains économiques et autres valeurs publiques. La ville sera confrontée à des défis de production de richesse et d’innovation, mais aussi assurer la santé et le développement durable, elle doit être vertes et sûres, mais aussi dynamiques sur le plan culturel (Pierre J, 1999), elle doit être en mesure d’intégrer des populations toujours plus nombreuses aux origines (culturelles, religieuses, socioéconomiques, académiques…) variées, afin de mettre l’accent sur les administrations de la ville en tant que centre de gouvernance s’accompagne d’un intérêt de la part du monde universitaire, dans le sens ou la gouvernance urbaine est devenue un domaine académique bien développé et essentiel pour résoudre les problèmes globaux (Barber B, 2013).

Notre réflexion se conduise vers la médiation et synergie entre les universités, entreprises, les collectivités territoriales avec d’autres entités publiques et privées et d’une façon générale, tous les acteurs de la ville avec les autres acteurs socioéconomiques. Ces groupements possèderont des liens d’échanges économiques, sociaux et technologiques, avec la présence de réseaux d’interactions et du transfert des connaissances via des antennes ou plates-formes démocratiques, économiques, pédagogiques (Bertacchini Y. , 2000).Pour la ville de Salé l’enjeu se pose en triple :

  • L’agencement de l’environnement des localités d’échanges sociaux, économiques ;
  • L’orientation de la ville en lien avec le tissu socio-économique local ;
  • La communication de l’identité et des savoirs de la ville de Salé.

Simultanément, les différents acteurs de la ville, institutionnels, socioéconomiques, socio-éducatifs, collectivités territoriales…, ont un statut d’émetteurs et récepteurs agissants dans une position multiple : à la fois transmetteurs, et médiateurs. De ce fait, la ville de Salé devient un espace d’accès et d’expression entre tous les citoyens, suite à l’apparition et l’élargissement de nouveaux professionnels-amateurs du numérique, témoignent ainsi de leur engagement citoyen en mettant à la disposition des administrés, leur temps libre et leur passion, pour créer de nouveaux dispositifs sociotechniques d’innovation de services, d’invention de nouveaux usages du territoire (plateformes de diffusion de données publiques numériques).

L’exemple de Bilbao montre :« qu’un geste architectural fort, combiné au dynamisme entrepreneurial, peut générer des retombées économiques importantes et contribuer à la valorisation du territoire, à plusieurs niveaux : les valeurs créées peuvent être économiques (nouveaux résidents, emplois générés ou induits, création d’entreprises, attractivité touristique, etc.), mais aussi immatérielles, comme l’amélioration de l’image d’un territoire ou de la qualité de vie de ses habitants » (Bochet B., 2004).

Aujourd’hui, la ville doit être réhabilitée comme un lieu de plaisir de l’homme, comme le lieu de son bien-être et de son épanouissement. Elle doit être douce tout simplement plus humaine et plus apte à assurer le bonheur des citoyens qui l’habitent. Ouverte, elle permet l’échange et la diversité. Mais, je vois que la ville s’achemine vers la densité des grandes villes comme, Casablanca, Bombay… ou même Paris, par ce qu’elle est étalée, éclatée, éparpillée, émiettée, dense, compacte, multipolaire-monocentrique. Ce surplus percute sur la mobilité à la ville de salé qui doit devenir modulable dans un monde globalisé, elle doit pouvoir s’adapter aux besoins de ses habitants en fonction des saisons et des événements. Elle peut être également pure, intelligente (smart) comme à Casablanca où certaines initiatives sont menées pour réduire les émissions de CO2 et augmenter l’utilisation d’énergies renouvelables…etc. (Bailly & Bourdeau-Lepage, 2011).La ville[20] transpire ses contradicteurs et ses protecteurs. Ainsi, pour certains, elle est le lieu de fixation des éléments non durables du développement actuel (La Revue Durable, 2018).

CONCLUSION

La ville est le lieu de la création, de l’innovation et de la production de richesse qualificative, créative ou innovante, elle possède un certain ingrédient pour penser de manière durable son développement, en particulier lorsqu’elle constitue une métropole globale. La très longue histoire des villes nous a appris que la ville est née de l’organisation conformiste qui pousse les hommes à se regrouper pour agir ensemble et bénéficier des synergies ainsi créées (Mumford L, 1964). La ville est ainsi l’expression spatiale de l’assouvissement d’un besoin fondamental de l’homme[21], celui de vivre en communauté pour interagir avec son prochain. La ville naît de la satisfaction de besoin de l’homme. Elle est le lieu d’échange par excellence : échange de biens, de connaissances, d’idées, de sentiments affectifs… Manifestation de la naissance des civilisations, le nom d’une ville suffit bien souvent à lui seul pour faire référence à une période de l’histoire[22] humaine.

Il semble que le moment soit venu de dépasser le débat simpliste et stérile autour des bienfaits et méfaits de la ville, et de « réétudier la ville », dans le contexte actuel d’une globalisation politique et économique, du global change, d’une urbanisation croissante et généralisée, de la diffusion des nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Nous sommes face à plusieurs défis de l’intelligence territoriale à savoir : limiter les effets négatifs de fractionnement et du mitage des terres agricoles induites avec jardin, réduire les consommations d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre, éviter la fermeture de la ville, protéger des espaces de sociabilité, assurer le bien-être des individus en ville, comprendre les nouvelles représentations de la ville, offrir à l’ensemble de la population une bonne accessibilité aux services urbains (écoles, hôpitaux, réseau de transport, etc.), lutter contre la séparation urbaine et plus particulièrement contre la montée des inégalités socio-spatiales et socio-économique comme en grande métropole (Bailly & Bourdeau-Lepage, 2011), inégalités qui conduisent certains territoires à être exclus de l’amélioration des niveaux de bien-être et à être observés comme des espaces d’expatriation…

BIBLIOGRAPHIE

Albert Meijer et Manuel Pedro Rodríguez Bolívar. (2016). LA GOUVERNANCE DES VILLES INTELLIGENTES. ANALYSE DE LA LITTÉRATURE SUR LA GOUVERNANCE URBAINE INTELLIGENTE. I.I.S.A. | « Revue Internationale des Sciences Administratives » , 2016/2 Vol. 82 | pages 417 à 435.

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[1] Schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) pour Rabat-Salé-Témara et la périphérie (Le SDAU définit les orientations du développement de la Wilaya pour une durée de 20 ans. Ses objectifs prioritaires visent la maîtrise de l’extension urbaine, l’organisation de la protection des sites et des ressources naturelles et l’amélioration de la circulation et des transports).

[2] CAVALLIER. G, (1998) ; défis pour la gouvernance urbaine dans l’Union européenne, Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, Office des publications officielles des Communautés européennes Luxembourg, p.39. Pour une note de lecture de cet ouvrage consulter : TER-MINASSIAN (Rouben) http://www.hcci.gouv.fr/lecture/note/nl063.html#n1, dernière date de consultation le 5 février 2007. LE GALES. P, (1995) ; « Du gouvernement des villes à la gouvernance urbaine », Revue française de Sciences politiques, Volume 45, n° 1, p. 58.

[3] S.D.A.U de Rabat-Salé-Temara de 2015.

[4]   LAURRAIN. D, (1998) ; « Administrer, gouverner, réguler », Les Annales de la Recherche urbaine, n° 80-81, décembre 1998, p. 86.

[5]  Ce qui n’est pas le cas dans certains pays anglo-saxons. Ce point est crucial dans l’analyse : l’État reste un acteur important, mais il s’est banalisé, il est devenu un acteur parmi d’autres, ou plutôt différents segments de l’État sont devenus des acteurs parmi d’autres dans les processus d’élaboration et de mise en place des politiques. Lefèvre. C, qui a étudié l’usage des termes de gouvernance et de gouvernement dans la littérature américaine, conclut que les deux termes sont employés de façon équivalente et qu’il n’y a donc pas lieu d’importer ce terme. En revanche, dans le cas de la Grande -Bretagne qui, comme la “France, a une longue tradition d’État centralisé, il y a bien une différence entre gouvernement et gouvernance urbaine, car le gouvernement renvoie à une approche institutionnelle. LE GALES. P, op.cit. p. 59.

[6]Dahir n°1-15-84 du 20ramadan 1436 (7 juillet 2015) portant promulgation de la loi organique n°112-14 relative aux préfectures et provinces.

[7]Titre préliminairede la loi organique n°112-14 relative aux préfectures et provinces, op.cit.

[8]Titre VII, article 213 de la loi organique 112.14, op.cit.

[9]« Lieux de concentration des richesses matérielles, elles ponctionnent à bras raccourcis les ressources non renouvelables de la planète pour, après les avoir métabolisées, les rejeter sous forme de rebuts non dégradables et d’émanations polluantes –gaz à effet de serre en particulier– dans les écosystèmes. Fondée sur une extension urbaine sans fin qui détruit les restes de campagnes qui les entourent, leur dynamique ne cesse de faire empirer ces effets. Et pour quel résultat social ? Une nouvelle forme d’apartheid, où la ségrégation sociale se conjugue avec une inégalité considérable de qualité de vie et d’accès à la nature. » (La Revue Durable, 2003).

[10] « C’est le désir de l’homme pour l’homme, le plaisir de communiquer […] qui a commandé cette agrégation » (Chaunu, 1992, 7).

[11] Évoquer la ville de Rome fait aussitôt penser à l’Empire romain et à tous les événements qui lui sont liés.

[12] Schéma directeur d’aménagement urbain (SDAU) pour Rabat-Salé-Témara et la périphérie (Le SDAU définit les orientations du développement de la Wilaya pour une durée de 20 ans. Ses objectifs prioritaires visent la maîtrise de l’extension urbaine, l’organisation de la protection des sites et des ressources naturelles et l’amélioration de la circulation et des transports).

[13] CAVALLIER. G, (1998) ; défis pour la gouvernance urbaine dans l’Union européenne, Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail, Office des publications officielles des Communautés européennes Luxembourg, p.39. Pour une note de lecture de cet ouvrage consulter : TER-MINASSIAN (Rouben) http://www.hcci.gouv.fr/lecture/note/nl063.html#n1, dernière date de consultation le 5 février 2007. LE GALES. P, (1995) ; « Du gouvernement des villes à la gouvernance urbaine », Revue française de Sciences politiques, Volume 45, n° 1, p. 58.

[14] S.D.A.U de Rabat-Salé-Temara de 2015.

[15]   LAURRAIN. D, (1998) ; « Administrer, gouverner, réguler », Les Annales de la Recherche urbaine, n° 80-81, décembre 1998, p. 86.

[16]  Ce qui n’est pas le cas dans certains pays anglo-saxons. Ce point est crucial dans l’analyse : l’État reste un acteur important, mais il s’est banalisé, il est devenu un acteur parmi d’autres, ou plutôt différents segments de l’État sont devenus des acteurs parmi d’autres dans les processus d’élaboration et de mise en place des politiques. Lefèvre. C, qui a étudié l’usage des termes de gouvernance et de gouvernement dans la littérature américaine, conclut que les deux termes sont employés de façon équivalente et qu’il n’y a donc pas lieu d’importer ce terme. En revanche, dans le cas de la Grande -Bretagne qui, comme la “France, a une longue tradition d’État centralisé, il y a bien une différence entre gouvernement et gouvernance urbaine, car le gouvernement renvoie à une approche institutionnelle. LE GALES. P, op.cit. p. 59.

[17]Dahir n°1-15-84 du 20ramadan 1436 (7 juillet 2015) portant promulgation de la loi organique n°112-14 relative aux préfectures et provinces.

[18]Titre préliminairede la loi organique n°112-14 relative aux préfectures et provinces, op.cit.

[19]Titre VII, article 213 de la loi organique 112.14, op.cit.

[20]« Lieux de concentration des richesses matérielles, elles ponctionnent à bras raccourcis les ressources non renouvelables de la planète pour, après les avoir métabolisées, les rejeter sous forme de rebuts non dégradables et d’émanations polluantes –gaz à effet de serre en particulier– dans les écosystèmes. Fondée sur une extension urbaine sans fin qui détruit les restes de campagnes qui les entourent, leur dynamique ne cesse de faire empirer ces effets. Et pour quel résultat social ? Une nouvelle forme d’apartheid, où la ségrégation sociale se conjugue avec une inégalité considérable de qualité de vie et d’accès à la nature. » (La Revue Durable, 2003).

[21] « C’est le désir de l’homme pour l’homme, le plaisir de communiquer […] qui a commandé cette agrégation » (Chaunu, 1992, 7).

[22] Évoquer la ville de Rome fait aussitôt penser à l’Empire romain et à tous les événements qui lui sont liés.

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